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Quel bonheur?

Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez de la gloire les une des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient de Dieu seul? Jean 5: 44

Aux jours de Paul, des membres de l’église de Corinthe s’attachaient à des hommes qu’ils honoraient. « Je suis de Paul. » « Je suis d’Appolos ».  » Je suis de Pierre ». C’est toujours un problème grave quand des gens qui se disent chrétiens sont plus attirés par les hommes que par le Christ, quand ils se divisent quand à leur fidèlité, quand ils entrent en compétition pour l’honneur et la gloire des hommes. Alors ils préfèrent les paroles des hommes à celles de la Bible, et ils sont fidèles à une Eglise plutôt qu’à la vérité contenue dans l’Ecriture sainte.

Le dieu de ce monde n’a guère de peine à masquer aux yeux des hommes le Dieu éternel. Bien sûr il nous faut toute la culture et la connaissance que nous sommes capable d’acquérir. La puissance de la pensée, la capacité d’aller à la racine des grandes questions, la maîtrise des mots-tout cela est souhaitable. Mais au-dessus de tous ces avantages se trouve la sagesse de Dieu, pleinement révélée en Christ. En devenant ses disciples, nous honorons Dieu et nous lui donnons gloire plutôt qu’aux hommes.

Au sujet des pharisiens, Jean dit: « Car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu. » (Jean 12: 43.) Ils préfèrent la faveur des hommes à la faveur de Dieu. Lorsque l’homme devient la mesure de toutes choses, le désir de faire apprécier entre en compétition avec l’obéissance due au Christ. Le désir d’obtenir la faveur des hommes n’est pas forcément mauvais, dans la mesure où il est l’expression du besoin fondamental d’être accepté. L’approbation des autres ne doit pas nous laisser indifférents; mais elle doit être subordonnée à l’honneur de Dieu. Il est indigne des chrétiens que nous sommes d’avoir pour but dans la vie de plaire aux hommes et de briguer leur faveur plutôt que de plaire à Dieu. Cette préférence peut être fatale.

La tentation de rechercher l’honneur qui vient des hommes est assez proche de chacun de nous pour mériter qu’on la considère avec soin. Si nous sommes désireux de vivre une vie chrétienne authentique, il nous faut nous attaquer à cette question de l’estime de soi. Nous aimons à être approuvés et nous répugnons à donner aux hommes une mauvaise option de nous. Mais de tous les facteurs qui déterminent notre situation de chrétiens, ce que les gens disent de nous est le moins important. L’estimation que Dieu fait de nous est ce qui compte vraiment.

Dieu et moi, E. Heppenstall, Je suis heureux avec Dieu